samedi 10 février 2018

Motion des 65 délégués de service de l'Hôpital de Nemours

Nous vous envoyons également la Motion ci-joint, contre-signée par 65 délégués de services de l'Hôpital de Nemours, dont 15 médecins et 3 chefs de service, qui sera présentée à la Réunion Publique avant d'être envoyée à tous les agents hospitaliers et des EHPAD de France, pour interpeller dans l'UNITE la Ministre de la Santé, Madame BUZIN.


Mesdames, Messieurs les Maires,


    Mesdames, Messieurs les Conseillers municipaux,

    Nous vous remercions pour la confirmation de votre participation à la Réunion Publique du 9 février 2018 19h à Bagneaux pour défendre l'Hôpital de Nemours.

    A ce jour, 6 mairies participeront à cette réunion : Bagneaux-sur-loing, Souppes-sur-Loing, Saint Pierre-Lès-Nemours, Château-Landon, Nonville et  Grez sur Loing. De nombreux agents hospitaliers (dont quelques médecins) nous ont communiqués leur intention de venir, ainsi que des usagers et professionnels de santé de ville.

    Nous vous joignons la Motion (1ère pièce-jointe) avec les 40 signatures, qui se poursuivent, (2ème à 4ème pièce-jointe) des délégués des services et des médecins de l'Hôpital de Nemours. Cette Motion appelle à construire l'unité avec les différents Hôpitaux et EHPAD de France pour interpeller la Ministre de la Santé Mme BUZYN sur la gravité de son plan de destruction de l'Hôpital et l'EHPAD public.

    Nous vous proposons que cette Motion soit lue à l'ouverture de la réunion afin d'enrichir les débats, après les interventions des élus locaux.

    Pour aider à construire l'unité pour la défense de l'Hôpital de Nemours et de son EHPAD, nous vous présentons un projet de prise de décision (5ème pièce-jointe) qui sera soumis à votre validation et celle des participants de l'issu de la réunion publique. Nous souhaiterions avoir votre avis dès maintenant sur ce projet que vous pouvez modifier et compléter si vous le jugez nécessaire.

    Nous sommes à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Nous sommes à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Cordialement,

Stéphanie Faury, responsable CGT du site de l'Hôpital de Nemours du CH Sud 77

Thierry Vassy, responsable FO du CH Sud 77 

-----------MOTION--------

COMITÉ DES DÉLÉGUÉS DE SERVICES DE L'HÔPITAL DE NEMOURS

AVEC LES SYNDICATS CGT ET FO ET DES MEDECINS

Adresse à tous les travailleurs hospitaliers et EHPAD de France
Ne faudrait-il pas que nous allions tous ensemble, le même jour, avec
nos fédérations syndicales chez la Ministre la Santé, Mme BUZYN ?

Nous en appelons à tous.

Nous avons tout fait : pétition des agents, assemblée et délégation des délégués des services, grève et négociation, rassemblement avec les usagers et rencontre avec les élus pour revendiquer le maintien de tous les services, lits et postes hospitaliers sur notre Hôpital de Nemours afin de soigner sur place les patients.

Nous ne sommes pas entendus. Pire, la situation se dégrade chaque semaine.
Comme partout, nous sommes confrontés à la fusion des hôpitaux à la suite de la mise en
place du GHT (groupement hospitalier de territoire).
Pour ce qui nous concerne, il regroupe les hôpitaux de Nemours, Montereau et Fontainebleau.
Nous nous sommes opposés à leur mise en place.

Devant la dégradation de nos conditions de travail, nous avons établi, service par service, nos cahiers de revendications. Nous avons fait des demandes précises.
Elles ont été contresignées par l’immense majorité des collègues.
Nous avons, avec nos syndicats, constitué le comité des délégués de services, appuyé sur
ces cahiers de revendications, et la pétition à la population rassemblant plus de 2 300 signatures.
La direction n’a pas voulu nous entendre, alors nous nous sommes mis en grève à plusieurs
reprises.
Avec les agents hospitaliers, nous avons multiplié les rassemblements, envahi les CTE, les
conseils de surveillance en présence des responsables de l’ARS. Ils n’ont jamais répondu à
nos questions, comme à nos courriers !
Nous avons alerté la population qui nous soutient massivement.
Nous avons interpellé les élus locaux. Huit conseils municipaux ont pris position pour la
défense de nos hôpitaux.

Force est de le constater : à ce jour, l’ARS et le ministère restent sourds à nos revendications et veulent mettre en place un « plan efficience 2020 » de 160 à 180 suppressions de poste sur les 3 sites hospitaliers. Combien sur Nemours ?

Pourtant nos revendications n'ont jamais été autant d'actualités sur une vingtaine de service, en particulier pour les services de :
 Médecine : remplacement de tous les arrêts et embauche de 2 infirmières (IDE), 2
aides-soignantes (AS) pour obtenir la 3ème IDE et la 3ème AS d’après-midi et 1,5 ETP
médecin pour remplacer le départ en retraite de février 2018 et le mi-temps détaché pour
l’endoscopie ;
 SSRG : engager 2 AS pour gagner la 3ème AS d’après-midi et aménager des locaux
pour prendre en charge correctement les résidents présentant une démence ;
 Brancardage : embaucher le 6ème brancardier pour être 3/jour pour le brancardage
général sur tout l’Hôpital et remplir les autres missions, en plus du 4ème poste dédié aux
séances de kinésithérapie pour les patients du SSRP et SSRG ;
 Cuisine : Maintien de l’effectif à 23 ETP pour être 12/j : remplacement de tous les
arrêts maladies et des départs en retraite
 Laboratoire : Maintien de l'activité sur le site de Nemours avec son effectif : 9
techniciens de laboratoire, 2 secrétaires médicales et 2 médecins biologistes
 SSRP : Remplacement de tous les arrêts et départs des AS, IDE, Rééducateurs et
Médecin pour pallier au manque d'effectif qui retarde le délai de prise en charge et la
rendant précaire (pas 2 séances/j) = moins de patients pris en charge qui sont sur liste
d'attente = diminution de l'accès aux soins

Certes, il y a eu des reculs temporaires de la direction de l’hôpital. Mais au bout du compte,
nous avons subi les deux dernières années, sur les trois sites hospitaliers, la fermeture de
services, de lits et de postes en médecine, chirurgie, pédiatrie, long séjour gériatrique,
maternité, laboratoire, en EHPAD. Un désastre !
Et nous découvrons que c’est purement et simplement la fermeture de nos hôpitaux qui est
programmée pour permettre l’activité du partenariat public-privé (PPP) de Melun.

Nous savons que la situation n’est pas propre à notre hôpital. Tous sont victimes des lois sur la modernisation de notre système de santé : loi Bachelot (2009) et loi Touraine (2016). La récente épidémie de grippe en a été un nouveau révélateur. Les hôpitaux sont au bord de la rupture. Les collègues comme les médecins sont à bout. La sécurité de la population est en danger.
Nous savons également que, partout, nos collègues, avec leurs syndicats, se battent pour
exiger le maintien de tous les postes, de tous les lits, de tous les services.
Force est de constater qu’eux aussi n’ont aucune réponse positive des différentes ARS à leurs revendications malgré leurs courriers, délégations, rassemblements ou manifestations devant cette tutelle, bras armé du ministère de la Santé.

Pourtant, la ministre de la Santé, Madame BUZYN,
• ose affirmer qu’un tiers des soins effectués dans notre pays sont inutiles ;
• confirme son intention de poursuivre et d’amplifier la fermeture de lits par dizaines de
milliers, d’accélérer la fermeture de services et d’hôpitaux ;
• annonce la publication d’un décret permettant le licenciement des agents hospitaliers. La
ministre et son gouvernement préparent le plus important plan social que la France ait
connu : la suppression de 120.000 postes dans les 3 versants de la Fonction Publique (Etat,
Territoriale et Hospitalière).

Nous le constatons tous : hôpital par hôpital, le combat est difficile.
Alors, nous mettons cette proposition en débat :
N’est-il pas temps de se rassembler dans l’unité, tous ensemble, le même jour, pour
manifester à Paris par dizaines et dizaines de milliers, venus de tout le pays, avec nos fédérations syndicales ?
N’est-il pas urgent qu’avec nos syndicats, nous montions tous en masse, personnels
hospitaliers et des EHPAD de toutes catégories, médecins avec la population et les

élus, devant le ministère de la santé de Madame BUZYN?



vendredi 9 février 2018

Réunion publique du 9 février 2018 à Bagneaux par les délégués de services, avec les syndicats CGT et FO - RECTIFICATIF

Les syndicats CGT et FO et les membres du Comité de délégués de services vous informent du changement de salle de la Réunion Publique de ce soir à 19h à Bagneaux pour défendre l'Hôpital de Nemours.
En raison des conséquences climatiques, Monsieur JAMET, Maire de Bagneaux-sur-Loing, nous propose une autre salle de réunion qui sera encore plus confortable et chaleureuse :

 ANNULATION DE LA SALLE "LA MAISON DES VERRIERS" REMPLACEE PAR :


Salle Trocadéro / Saint Gobain (derrière la Poste de Bangeaux)
Place Vieille Cour 77167 BAGNEAUX SUR LOING

lundi 1 janvier 2018

Réunion publique du 9 février 2018 à Bagneaux par les délégués de services, avec les syndicats CGT et FO



 RÉUNION PUBLIQUE AVEC LA PARTICIPATION DES
DÉLÉGUÉS DE SERVICES, ÉLUS LOCAUX, USAGERS ET PROFESSIONNELS DE SANTÉ

VENDREDI 9 FEVRIER  2018 A PARTIR DE 19H
A BAGNEAUX,  « MAISON DES VERRIERS » (rue des Praillons)

Les délégués de services, avec les syndicats CGT et FO, ont rédigé et diffusé à partir du 10 octobre 2017 une lettre-pétition à l’intention des usagers et de la population de Nemours et ses environs pour les alerter sur la dégradation de la qualité des soins apportés aux patients et sur  la menace de l'existence même de notre Hôpital du site de Nemours : 2016 à 2017 : 1/4 des lits de l'Hôpital fermés (-92 lits) et projet pour  2018 de supprimer 160 à 180 postes sur les 3 sites hospitaliers . Combien pour Nemours ?

Cette lettre-pétition a été distribuée massivement auprès des usagers qui spontanément la signent  et la font signer dans leur entourage. Certains d'entre eux nous ont même rapporté des pétitions regroupant une centaine de signatures. Les délégués de services ont distribué cette lettre-pétition aux  commerçants dans de nombreuses localités de la région, lesquels nous ont offert un très bon accueil  et leur aide. A ce jour, nous  avons recueilli  plus de 2.000 signatures.

Constatant la préoccupation de l'ensemble de la population de Nemours et ses environs, le Comité des délégués de service a décidé d'organiser une réunion publique avec le soutien des élus locaux le vendredi 9 février 2018. Ce sera l'occasion d'élargir le débat pour défendre dans l'UNITE, face aux tutelles ARS Ile-de-France et Ministère de la Santé, la revendication suivante :

RÉTABLISSEMENT A NEMOURS DE L'HÔPITAL PUBLIC DE PROXIMITÉ
 AVEC TOUS SES SERVICES, LITS ET POSTES HOSPITALIERS POUR ÊTRE SOIGNÉ SUR PLACE

samedi 23 décembre 2017

Communiqué CGT - FO suite au communiqué de la direction du 22/12/2017

COMMUNIQUE
CGT MONTEREAU-
CGT NEMOURS-
CGT FONTAINEBLEAU-
FO

Un communiqué a été diffusé le 21 janvier 2017 par la direction pour discréditer les actions des syndicats  CGT et FO après avoir tenté de casser notre mouvement de grève en refusant les préavis.  Nos organisations ne peuvaident rester sans réponse face au mépris de l’expression des agents.
La direction maintient qu’il y a augmentation des effectifs, en oubliant de préciser que les ETPR (équivalents temps pleins rémunérés) intègrent les heures supplémentaires, qui sont à hauteur de 900 000 milles euros pour 2017 !!! (Information donnée par la direction elle-même lors des dernières instances).

Nos organisations dites minoritaires, dérangent énormément la direction, pour mettre tant d’acharnement à nous attaquer.

Le dernier communiqué de la direction, diffusé le 22 décembre 2017, n’honore pas les missions de services publics que doivent remplir les sites hospitaliers et les agents, en délocalisant le conseil de surveillance pour ne pas affronter la colère des agents.
Dans l’action, au côté des agents la CGT et FO sont loin d’être minoritaire mais réactifs et dans la lutte, quand il s’agit de défendre les conditions de travail et les intérêts des agents.
La CGT et FO se mettent en avant pour dénoncer les mises en œuvre du « plan efficience » (suppression de postes) tant en interne que vers la population.
Nous vous faisons confiance pour mesurer la baisse des effectifs quand vous nous témoignez votre augmentation de charge de travail  et votre souffrance que la direction ne peut ignorer au vu des témoignes fait auprès du directeur adjoint hier soir lors du rassemblement.
Malgré le manque de considération de la direction envers la CGT et FO c’est pourtant vers nous que vous vous tournez et accordez votre confiance (le bloc, la stérilisation, l’hébergement, la cardio, l’USC, la cuisine..) quand il s’agit de défendre vos intérêts.
C’est bien notre opposition  à leur politique d’affaiblissement des services publics qui dérange car nous refusons d’accompagner de tels projet.
Nous ne nous laisserons pas intimider, nous continuerons à défendre vos conditions de travail et poursuivrons nos actions avec vous.

jeudi 21 décembre 2017

Communiqué de presse CGT et FO sur le Conseil de Surveillance CH Sud 77 du 21 décembre 2017



Communiqué de presse CGT et FO
sur le Conseil de Surveillance CH Sud 77
du 21 décembre 2017





Les membres du Conseil de Surveillance du CH Sud 77, qui devaient voter le budget 2018 le 21 décembre 2017, comprenant des suppressions de postes hospitaliers, n’a pas eu le courage d'affronter les agents des 3 sites hospitaliers  qui voulaient leur parler.
Les syndicats CGT et FO des 3 sites appelaient ce jour à un rassemblement des agents et de la population au conseil de surveillance qui devait avoir lieu à 17h sur le site de Nemours et qui au dernier moment a été délocalisé à Montereau !
Des restructurations immédiates sont prévues. Elles auront pour conséquence de diminuer le nombre de soignants tout en gardant la même capacité de lits, mettant en danger la sécurité des soins auprès des patients :
·       la centralisation des activités blocs et de la stérilisation du site de Montereau engendreront la mobilité du personnel et un impact financier et familial
·        La suppression de la 2ème infirmière la nuit dans les deux services de l’USC (Unité Surveillance Continue) et CSG (Court Séjour Gériatrique) de Nemours, ainsi que des aides-soignantes de cardiologie et de l’USC de Montereau mettront en danger la prise en charge du patient 
·        Des extensions des activités HAD (Hospitalisation A Domicile) et CSG se feront à moyen constant

A cela s'ajoute le « plan efficience 2018 » qui prévoit des suppressions 160 à 180 de postes chez les agents administratifs, techniques et logistique qui doivent déjà faire face à un sous-effectif vis à vis de leur charge de travail.
La direction  a tenté de casser ce mouvement par le rejet des préavis de grève déposés par les syndicats CGT FO et CFDT. Elle a diffusé un communiquer interne accusant des organisations syndicales « d’attiser une conflictualité sociale en jouant sur les craintes des agents », alors que nous faisons que de porter la parole des agents.
Malgré tout, à Nemours le rassemblement a eu lieu à 17h.
Un membre de la direction s’est tout de même déplacé pour écouter les agents et les usagers.
Des agents ont témoignés de leur souffrance à devoir travailler  dans des conditions dégradées et dangereuses «j'ai eu mon diplôme pour soigner et pas pour tuer », « j'ai la boule au ventre quand je viens travailler », « on peut se reposer sur les syndicats, pas sur la direction ». Des usagers se sont exprimés : « Nous sommes attachés à notre Hôpital public. Nous voulons être soignés sur place et pas à 20 ou 40 km. Comment  vont faire les personnes âgées et ceux qui n’ont pas de véhicule ? »
Les syndicats  CGT et FO  prennent leurs responsabilités. Avec les agents et les usagers
Nous resterons mobilisés et organiserons l'unité pour un service public de proximité et de qualité qui ne peut pas passer par 1 millions d’économies faites sur le personnel :

RETRAIT DU PLAN DE REDRESSEMENT FINANCIER - MAINTIEN DES EMPLOIS :
AUCUNE SUPRESSION DE POSTES

SOIGNANTS, TECHNIQUES, ADMINISTRATIFS ET LOGISTIQUE !

samedi 2 décembre 2017

Le Parisien du 2/12/2017 : Fontainebleau : les manifestants obtiennent gain de cause au conseil de surveillance du centre hospitalier Sud 77

Fontainebleau : les manifestants obtiennent gain de cause au conseil de surveillance du centre hospitalier Sud 77
>Île-de-France & Oise>Seine-et-Marne>Fontainebleau|Sylvain Deleuze et Sébastien Blondé| 02 décembre 2017, 18h50 |0

Fontainebleau, ce vendredi. Une manifestation de l’intersyndicale des hôpitaux de Nemours, Montereau et Fontainebleau a perturbé le conseil de surveillance du centre hospitalier du sud Seine-et-Marne, présidé par Yves Jégo (UDI) (à droite) DR
Inquiets de l’éventualité de suppressions de postes dans les hôpitaux de Fontainebleau, Nemours et Montereau, des manifestants se sont invités à la réunion du conseil de surveillance, vendredi.

Il n’y aura pas de suppression de postes de soin au centre hospitalier Sud 77 (CHSSM). Son conseil de surveillance, qui se réunissait ce vendredi, en fin d’après-midi, à Fontainebleau, sous la présidence d’Yves Jégo (UDI), a voté une motion dans ce sens. Et ce, après qu’une centaine de manifestants ont fait entendre leur voix concernant la suppression supposée de 150 à 200 emplois sur les trois sites hospitaliers et leurs conditions de travail.
L’intersyndicale crie victoire. « C’est un bon début mais nous allons rester vigilants », estime cette dernière, satisfaite des décisions du conseil de surveillance, qui « charge le directeur de trouver des voies et des moyens pour satisfaire le maximum de revendications des organismes syndicales ».
Yves Jégo dément cependant toute suppression de poste. « Les chiffres évoqués par les syndicats sont faux, affirme le président du conseil de surveillance. Nous avons juste parlé de réorganisation. D’ailleurs, le CHSSM est passé de 2 350 emplois fin 2014 à 2 390 en 2017. »