vendredi 19 juin 2015

Communiqué de presse des syndicats CGT des trois hôpitaux Fontainebleau - Montereau - Nemours



 COMMUNIQUE DE PRESSE
DES SYNDICATS CGT DES TROIS HOPITAUX FONTAINEBLEAU- MONTEREAU-NEMOURS


Les syndicats CGT des Centres hospitaliers de Nemours, Montereau et  Fontainebleau  appellent l'ensemble des agents hospitaliers et de la population à participer à  la manifestation nationale de tous les Hôpitaux de France le jeudi 25 juin 2015 à Paris devant le Ministère de la Santé (14 avenue Dusquesne) à 12h30 organisé par les Fédérations CGT, FO et SUD. Une délégation nationale syndicale sera reçue.

Les trois syndicats CGT des Hôpitaux du Sud Seine et Marne, avec les retraités, déposeront  au Ministère de la Santé les centaines  de signatures de la pétition qui portent les revendications suivantes :

RETRAIT DU PROJET DE LOI SANTE

·                    RETRAIT du Projet d’Etablissement Commun du Sud Seine-et-Marne qui prévoit à terme une  FUSION des 4 Hôpitaux  (Nemours, Montereau, Fontainebleau, Melun). Ce qui entraînera de nouvelles fermetures de lits, de postes hospitaliers, et de services et d’activité à la Population
·                    MAINTIEN et DEVELOPPEMENT des 4 Centres Hospitaliers de plein exercice et 100 %  public !
·                    CONTRE l'Augmentation des dépassements d'honoraires et des forfaits hospitaliers qui ne manqueront pas d’augmenter si ce projet de loi et les projets locaux sont réalisés


REDUCTION DE L’OFFRE DE SOIN DE NOS TROIS HOPITAUX DE PROXIMITE :
SERVICES MENACES DE FERMETURE, SUPRESSION D’ACTIVITES, REDUCTION DES EFFCTIFS DES PERSONNELS :

Ce projet de loi SANTÉ de la ministre Mme Touraine vise à démanteler entièrement l'HÔPITAL PUBLIC  afin de  faire 3 milliards d'économies dans le cadre du Pacte de Responsabilité. Les conséquences seraient dramatiques pour la population et les hospitaliers :
Ø    « Un hôpital sans lit » : transformation des lits d'hospitalisation complète en lit d'hôpital de jour (entrer le matin et sortir le soir) ou d'hospitalisation à domicile. Ce sont des centaines de lits supplémentaires qui vont de nouveau être fermés ainsi que 22.000  postes hospitaliers supprimés ;
Ø   Le regroupement obligatoire des Hôpitaux (GHT) d'un même territoire (+ de 500 000 habitants) avec les cliniques, associations, professionnels libéraux pour supprimer encore des services  au nom de la «non concurrence » entre les hôpitaux.

Pour le Sud de la Seine-et-Marne, cela veut dire FUSION, dans un premier temps, des 3 hôpitaux de Nemours, Fontainebleau et Montereau avant fin 2017. Puis rapidement leur intégration dans le  Partenariat Privé/Public (PPP) de Melun où des services entiers seront privatisés (chirurgie, radiologie…).

Concrètement pour les 3 Hôpitaux :
·        Montereau : c’est la remise en cause à moyen terme des services de maternité, pédiatrie, et  chirurgies.
§  Nemours : c’est la menace de fermeture du service de long séjour gériatrique. Le service  du laboratoire est également menacé de fermeture la nuit pour janvier 2016,  ce qui remettra en cause les urgences 24h/24h et l'unité de surveillance continue ;
§   Fontainebleau : c’est la menace de fermeture de 15 lits de chirurgie orthopédique et du service  de soins de suite de rééducation polyvalente 

Pour la population, ce sera l'aggravation de l'accès aux soins et la diminution de l'offre   
·                     Engorgement des urgences (attente 2 à 4 heures en moyenne)
·                     Éloignement du lieu de soins et de la famille,
·                     Augmentation du délai d'attente des rendez-vous : consultations (6 à 9                                   mois), chirurgie programmée (2 à 3 mois),
·                     Augmentation des dépassements d'honoraires et des forfaits hospitaliers.

Le 25 juin  rejoignez la CGT qui portera les revendications nationales :

Le retrait du projet de loi santé et du pacte de responsabilité :
Ø L’arrêt des fermetures de lits et services,
Ø L’arrêt des réorganisations de l’offre de soin et de l’action sociale,
Ø L’abandon de toutes les mesures d’économies qui asphyxient les établissements et les services;
Ø Le maintien de tous les postes et l’embauche d’effectifs qualifiés en mesure de répondre aux besoins de la population avec des conditions de travail décentes,
Ø La défense des droits statutaires et conventionnels de la BASS,
Ø L’augmentation générale des salaires et de meilleurs déroulements de carrière,
Ø L’augmentation des pensions,
Ø     L’arrêt de la casse des métiers du social.

Le 25 juin,  il est organisé une 2ème mobilisation à 14h le jour même,  dans la continuité de la lutte contre les lois Macron et Rebsamen, qui remettent en cause le Code du Travail :
 grande manifestation puis  rassemblement régional interprofessionnel (place du 18 juin) Montparnasse vers le ministère du travail (Varennes, Invalides).
 

Plusieurs départs collectifs sont organisés :
Nemours : 10h30 à la gare de Nemours (06.70.52.49.95) : départ en train
Montereau : 12h30 parc des Noues (06.60.40.73.50) : départ en car
Fontainebleau : 13h place de l'Obélisque (06.60.40.73.50) départ en car

La République du 1er juin 2015 : la maison de santé accueille ses premiers patients


jeudi 16 avril 2015

Communiqué du 16 avril 2015

COLLECTIF DE DEFENSE DE L’HÔPITAL PUBLIC
DE FONTAINEBLEAU
Association loi 1901 n°W77005224 JORF du 29 décembre 2012, n°1592
Site : http://collectif-hopital-fontainebleau.blogspot.fr/    courriel : chp.fontainebleau@gmail.com

COMMUNIQUE DE PRESSE

CREATION D’UNE MAISON  MEDICALE  
AU CENTRE HOSPITALIER 
DE  FONTAINEBLEAU
QUI COUTE CHER

Si les études ont montré l’utilité d’une structure de soin de premier recours en ville, rien ne justifie que celle-ci soit libérale, à la charge de l’hôpital, avec de l’argent public.

UNE JUSTIFICATION MEPRISANTE A L’EGARD DU PERSONNEL SOIGNANT HOSPITALIER 
Dans un récent article de presse  de la République du 13 avril 2015, le médecin « chef de projet »   justifie l’installation d’une « maison médicale libérale » dans les locaux de l’hôpital et financée par celui-ci en  invoquant l’augmentation des passages aux urgences de l’hôpital  avec « plusieurs heures d’attente »  et où « chaque médecin  travaille isolément des autres ».

ETONNANT DISCOURS à l’égard de ses futurs collègues praticiens hospitaliers et du personnel soignant qui ne ménagent pas leurs efforts et leur temps pour soigner 24h/24. 

DANS CE CLIMAT DEPOURVU DE  CONCERTATION, notre collectif imagine mal qu’une maison médicale libérale  qui ne fonctionnera pas la nuit après 20 heures, ni les samedis après 12 heures, ni les dimanches et jours fériés, c’est à dire les périodes d’affluence, puisse  permettre de «réguler avec l’hôpital les soins non programmés en réduisant le temps d’attente ».

L’HOPITAL PUBLIC PAIE, LES EQUIPES HOSPITALIERES SE RESTREIGNENT, QU’IMPORTE LEUR AVIS NE COMPTE PAS.
Les 500 000 euros investis par l’hôpital réduisent considérablement la ligne budgétaire 2015 pour l’équipement en  matériel  médical.
Cette situation est d’autant plus grave qu’en 2014 cette même ligne budgétaire fut arbitrairement diminuée alors que les responsables des services attendaient le remplacement des matériels médicaux qu’ils n’auront pas.
Le choix d’une structure libérale fut arbitrairement jugé prioritaire !

« UNE OPERATION TRANSPARENTE » ? Cahier des charges, loyers, charges de fonctionnement, amortissement, bail.  EN FAIT UNE OPERATION QUI DEMEURE OPAQUE.  

Les Pouvoirs Publics et le  Centre Hospitalier, de par la loi HPST (Article L6323-1), peuvent  créer un « Centre Public de Santé ». Son implantation vers un secteur géographique où les besoins sont réels (les déserts médicaux ne manquent pas) aurait justifié de tels investissements. Cette hypothèse, la plus efficace pour l’accès à la santé pour tous, ne fut jamais envisagée.  POURQUOI ?

M VALLETOUX, Maire, Président de la Communauté de Communes, Conseiller Régional, Président du Conseil de Surveillance de l’Hôpital, et Président de la FHF qui échoua dans son projet de PPP (Partenariat Public Privé) annulé par le Directeur Général de l’ARS  donne sa bénédiction à « son mini PPP » en guise de lot de consolation.

LOT DE CONSOLATION qui coûte cher aux contribuables et nuit gravement au  fonctionnement de notre hôpital et ne répond pas à l’intérêt général.
                                                                                                          Fontainebleau, le 16 avril 2015

Communiqué n°2 - 2015